Officiellement, Vladimir Poutine ne dispose que d’un patrimoine réduit. Londres accuse un “réseau occulte” de soutenir son train de vie et a décidé de sanctionner plusieurs de ses proches.

Le Royaume-Uni a visé vendredi des proches du président russe Vladimir Poutine accusés par Londres de financer son train de vie “somptueux”, dans une nouvelle vague de sanctions en représailles à l’invasion de l’Ukraine.

Parmi les 12 personnes, proches et financiers, visées par ces santions figurent son ex-épouse Lyudmila Ocheretnaya et Alina Kabaeva, une ancienne gymnaste olympique qui “selon les rumeurs serait l’actuelle compagne de Poutine”, d’après un communiqué.

Des médias prêtent au président russe une relation avec Alina Kabaeva depuis des années, ce qu’avait démenti Vladimir Poutine en 2008.

“Nous exposons au grand jour et ciblons le réseau occulte qui soutient le train de vie luxueux de Poutine et resserrons l’étau sur sa garde rapprochée”, a déclaré dans le communiqué la ministre britannique des Affaires étrangères Liz Truss.

“Nous continuerons à appliquer des sanctions sur tous ceux qui aident et sont complices l’agression de Poutine jusqu’à ce que l’Ukraine l’emporte”, a-t-elle ajouté.

Un réseau qui entretient le président russe

Lors d’une réunion avec ses homologues du G7 en Allemagne, Liz Truss a plaidé vendredi pour que davantage d’armes soient livrées à l’Ukraine et demandé de nouvelles sanctions.

Selon la diplomatie britannique, Vladimir Poutine ne dispose officiellement que d’un patrimoine réduit, comprenant notamment un appartement à Saint-Pétersbourg, deux voitures de l’ère soviétique des années 1950, une remorque et un petit garage.

“En réalité, Poutine compte sur son réseau, famille, amis d’enfance, et une élite choisie qui a bénéficié de son pouvoir et en retour soutient son train de vie”, souligné le ministère britannique des Affaires étrangères dans un communiqué, évoquant les liens de Vladimir Poutine avec un yacht d’une valeur de 566 millions de livres sterling (664 millions d’euros) et le “palais de Poutine”, estimé à un milliard de dollars et officiellement la propriété de l’un de ses proches, Arkady Rotenberg, sanctionné en décembre 2020.

Depuis le début de l’invasion russe en Ukraine, Londres revendique avoir sanctionné plus d’un millier de personnes et 100 entités, et notamment des oligarques représentant plus de 117 milliards de livres sterling (137 milliards d’euros).

P.D. avec AFP

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Londres vise des proches de Poutine dans une nouvelle vague de sanctions – BFM Business